Etat d’avancement des travaux de construction des étables d’embouche pour l’agropole de production de viande bovine de Banyo

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Figure 4 : Aperçu de l’étable 50 têtes sur le terrain (Banyo).

Le Coordonnateur National du Programme Agropoles était à Banyo du 07 au 12 mars pour évaluer l’état d’avancement des travaux de construction des infrastructures d’élevage pour l’agropole de viande bovine de Banyo. Pour sa première descente sur les chantiers depuis le début de l’année 2020, le Coordonnateur National par ailleurs chef service des marchés a fait le tour des infrastructures dont les travaux sont suffisamment avancés. Avec déjà Cinq (05) étables tôlées et quelques magasins achevés, Le Groupement d’entreprise MANU Sarl/Royal Entreprise, adjudicataire des lots 1 et 3, s’active sur le terrain à livrer les autres infrastructures restantes.

Il est à rappeler que ce projet fruit du financement du Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance Economique (PLANUT), est à sa toute première expérience au Cameroun et constitue à cet effet un atout majeur pour l’élevage intensif à l’ère de l’agriculture de seconde génération.

Ce projet, fruit d’un financement du Plan d’Urgence Triennal pour l’Accélération de la Croissance Economique (PLANUT), vise à moderniser le système de production de viande bovine à travers la construction de 74 étables à Meiganga et 44 étables à Banyo, ainsi que leur magasin de stockage pour un coût de plus d’un milliard sept cent mille francs CFA et un milliard cinq cent mille Francs CFA respectivement. L’objectif attendu de ce projet est d’une part de porter la production annuelle des membres de l’agropole de Meiganga de 3 802 têtes à 7 500 têtes de bovin et de ceux de l’agropole de Banyo de 1 650 têtes à 4 950 têtes de bovin et d’autre part de commercialiser toute la production obtenue. La création d’emploi n’est pas en reste.

Les productions attendues de ces deux agropoles constituent véritablement une source de matières premières pour l’abattoir industriel de Ngaoundéré dont la capacité d’abattage est estimée à 250 bêtes par jour. L’ambition est non seulement de consolider la sécurité alimentaire du pays, mais également d’exporter le surplus de viande vers la sous-région.

Les travaux de construction ont démarré. Le niveau d’avancement des projets est de 50% à Banyo et de 20% à Meiganga.

Ces étables sont de deux (02) types : 50 têtes et 25 têtes avec pour superficies respectives 255m2 et 132m2 et leurs magasins de stockage d’intrants y afférents de 30 et 15 m2. Elles sont constituées chacune d’un couloir de service au milieu, des couloirs d’accès et d’alimentation limités par des systèmes de séparation et cloisonnement en tuyaux galvas métalliques 50/60 en acier inoxydable (Cornadis), d’abreuvoirs, de mangeoires et de fosses à purin. Elles permettront alors de :

  • lutter contre les intempéries naturelles (pluies, vents dominants);
  • sécuriser les animaux en tant que biens ;
  • mieux contrôler et de mieux maîtriser la distribution des aliments et l’administration des soins ;
  • réduire le temps de travail de l’éleveur ;
  • récupérer la totalité des fumiers et purins ;
  • maintenir un bon niveau d’hygiène générale de vie des animaux.

Les bénéficiaires du projet doivent quant à eux réaliser les infrastructures complémentaires à savoir la mise en place de 5 à 10 hectares des champs fourragers, la construction des puits aménagés, des hangars de stockage de foins et du logement du berger.

L’un des retombés de ces deux agropoles est l’amélioration de l’habitat des bergers et leur famille. Les bergers cessent d’être des sous-hommes pour devenir de véritables acteurs économiques.

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